samedi 7 juillet 2007

Hellraiser version française [SFF]


On trouve en librairie depuis peu la traduction française d'Hellraiser aux éditions Bragelonne (http://www.bragelonne.fr/livre.php?num_isbn=2352940141), court roman de Clive Barker, inédit dans notre langue et qui est à la base du film du même nom. Une petite curiosité qui mérite sûrement qu'on s'y penche compte tenu de la franchise que sont devenus à la fois les Cénobites couverts d'épingles et leur créateur.

Il ne m'est pas possible de parler de la qualité de la traduction, étant ignare en la matière, mais je sais que Barker comme Stephen King ont la réputation d'écrire un Anglais rempli de subtilités qui en prend un coup lors de leur passage au Français. Quoi qu'il en soit, certains moments parmi les plus glauques me semblent à la hauteur de ce que Barker a pu nous offrir dans ses meilleurs textes. Toutefois, plusieurs autres ont moins bien marché pour moi : entre les moments glauques se trouvent des scènes plus banales, mais nécessaires, que Barker résume parfois par un simple dialogue. Une fois même il n'hésite pas à résumer deux scènes différentes en entremêlant leurs dialogues respectifs au sein de la même page, les séparant par des parenthèses. Le procédé jure avec le reste de l’œuvre et a induit chez moi une certaine confusion. J'ai eu l'impression que l'auteur se débarrassait des scènes qui l'intéressaient le moins. Également, je ne peux passer sous silence certaines petites incohérences au niveau des réactions des personnages qui, curieusement, ont été corrigées dans le film. Si ma mémoire ne me trompe pas, Barker a commencé à travailler sur le film alors qu'il écrivait le livre, et j'ai l'impression que la réécriture qu'il aurait pu faire sur le roman a été plutôt effectuée sur le film. Les Cénobites sont beaucoup plus présents et développés dans le film que dans le livre, ce qui pourrait décevoir certains lecteurs.

Ça reste néanmoins une petite curiosité à découvrir, très courte et rapide à lire, qui peut nous faire passer un bon moment dans le métro ou à la terrasse d’un café.

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