vendredi 9 novembre 2007

Beaucoup trop de vilains dans le coin...


Grand lecteur de bandes dessinées qui collectionne les intégrales de l'Homme-araignée depuis quelques années, on ne s'étonnera pas que je collectionne aussi les films de Sam Raimi sur le même personnage. Je me suis donc procuré le troisième volet de la série consacrée à Spider-man en fin de semaine passée, ne l'ayant pas vu au cinéma par manque de temps mais aussi à cause des critiques exécrables.
Sans trouver le film aussi mauvais que ce que beaucoup en on dit, le film présente selon moi un problème évident, maintes fois signalé (par exemple dans la critique produite par la revue Solaris http://www.revue-solaris.com/numero/2007/163-scinema.htm): l'intrigue comporte non pas un mais trois super-vilains cette fois-ci, d'où (sur)multiplication des intrigues. Certes c'est enlevant, on aime bien les personnages et leurs petits tracas qui les rendent humains et sympathiques... mais l'histoire s'éparpille un peu et il manque, je trouve, beaucoup d'informations intéressantes (l'origine de l'extra-terrestre venom, l'accident qui fait de l'homme sable un homme sable, on ne nous explique pas ces choses dans le film, comme si ce n'était pas important, et ça ça m'agace). Je trouvais intéressante l'idée qu'après avoir connu un questionnement sur la responsabilité qui découlait de ses pouvoirs, dans le second film, l'homme-araignée soit en proie à la mégalomanie qui découle justement de ces mêmes capacités et passe ainsi à deux doigts de devenir un super-vilain. Mais cela n'a pas été exploité assez à mon goût, le film oscillant entre trop de sous-intrigues et reprennant trop les déjà-vus des deux premiers films (le super-vilain enlève toujours la pauvre copine du héros pour l'obliger à venir se battre à la fin...)

Et pitié! Voir la foule des New-Yorkais solidaires qui acclament Spider-man pendant que celui-ci se castagne au sommet d'un gratte-ciel, tous unis et solidaires du héros contre le méchant... Le drapeau américain en arrière plan avec ça ? (Ah, mais on le voit je crois...)

Hitchcock disait que si vous vouliez réussir un film, mettez un méchant qui a de l'allure. Dans les deux premiers films c'était le cas, le méchant était bien cerné, amusant, voire attachant. Mais ici, des vilains, il y en a trois(trop) plus ou moins esquissés.

1 commentaire:

S@hée a dit…

Tiens, moi je trouvais plutôt que la faiblesse de ce film était d'abord au niveau émotionnel des personnages.

Oui, il y a trop de méchants et l'histoire perd de sa force en s'éparpillant. Mais la pseudo-histoire de la copine et du pseudo-drame de la possible rupture est risible. J'ai rarement vu un acteur aussi peu crédible que Tobey MacGuire sur le pont quand il pleure.

Comme si les réalisateurs n'arrivaient pas à ser brancher entre trois scénarios et qu'ils pigeaient dans un peu des trois pour tout mixer ensemble.