samedi 5 avril 2008

Premier jet...

...de ma prochaine nouvelle commencée ce soir; une histoire située dans le même univers que celui du "Premier de sa lignée", mais plusieurs années avant. Une histoire de cyborgs, de traumatisés de guerres, d'esprits manipulés et de pauvres éclopés en quête du bonheur... Et qui se passe à New York: pour être cohérent je ne peux pas situer au Québec toutes les histoires relatives à mon monde futuriste, faut changer de coin de temps en temps (et ce faisant j'ai appris un tas de trucs sur New York que j'ignorais, ah! pourquoi n'en savais-je pas autant quand j'ai visité cette ville en 1990?)

Quatre pages et un quart (1336 mots) produites en une heure. Le premier jet, c'est le moment que je déteste le plus; une vraie torture. Oh, pas que je souffre de la page blanche, bien au contraire, mais je suis du genre "premier jet écrit avec le coeur et ensuite réécriture avec la tête". Et comme je suis toujours obligé de relire un peu ce que je viens d'écrire pour mieux agencer la suite, tout ce que je vois à ce stade me semble bon à jeter aux vidanges (même pas au recyclage). Avant c'était le premier jet qui m'apportait le plus de plaisir, aujourd'hui, c'est la préparation de l'histoire et la réécriture -- c'est là que l'histoire naît vraiment, dirait-on.

Bon, on laisse ça reposer pour ce soir et demain on fera un autre trois ou quatre pages...

8 commentaires:

Guillaume Voisine a dit…

Ah je te comprends tellement. J'ai commencé le premier jet d'une nouvelle fantastique, j'ai juste eu le temps d'écrire une centaine de mots, presque rien, mais déjà, je trouve ça erk, ça me plaît pas pas pas pas paaaaaaaaaaaas. Mais je veux essayer de continuer jusqu'à donner au moins un squelette au texte, ensuite on amputera et on recollera les morceaux... :)

Philippe-Aubert Côté a dit…

Exactement! Ah, c'est le fun le web pour échanger avec ceux qui ont les mêmes tourments d'écrivain que soit :-)

Un truc drôle, c'est de voir comment en dépit de toute notre préparation si le premier jet va bien dans la direction qu'on va, il y a beaucoup d'improvisations et de trucs douteux dans ce qu'on écrit. Mais bon, on réfléchira après...

Rendu à 13 pages maintenant... 4039 mots, soit 2703 mots produits ce matin. On laisse de côté jusqu'à demain mais je commence à croire que ça va donner une nouvelle longue, une novella probablement.

Bon, on retourne à ses devoirs de bioéthique... :-)

La tête dans les étoiles... a dit…

Ouais, le premier jet c'est toujours ce mélange d'exciation et de doutes lorsqu'on le relit ! Je vais d'ailleurs devoir ressortir mon fouet (ou emprunter celui de Pascale ;-p) et me fouetter jusqu'à ce que j'arrive au bout de mes textes.

Ces temps-ci, la relecture des débuts de premiers jets me décourage et, au lieu de continuer, j'ai l'impression de toujours reculer.

Bref, je sympathise, mais lâche pas, j'ai hâte de lire dautres histoires dans ton univers !

Philippe-Aubert Côté a dit…

Il nous manquerait peut-ètre une menace d'atelier pour avancer certains projets en plus du fouet ;-)

Et good! Je suis content de voir que mon univers futuriste particulier soulève assez l'intérêt pour qu'au moins une personne veuille connaître une autre histoire s'y rattachant :-p

M a dit…

ouais, le premier jet... je trouve ca trop difficile de me fier a un plan, donc je me lance. mais la réécriture est toujours une torture.


M

S@hée a dit…

Moi,. ce que je trouve difficile, c'est de faire le plan. Il y a plusieurs choses que je découvre seulement en cours d'écriture, des choses que je n'aurais même pas pu imaginer avant. Les personnages s'élaborent en même temps qu'ils s'écrivent.

J'essayerai éventuellement, probablement pour mon prochain roman, d'être mieux préparée, avec la méthode snowflake de Guillaume, juste pour le plaisir de voir comment ce serait d'écrire avec un véritable plan.

(et pour les passes erk, j'en ai relativement souvent :-p)

Philippe-Aubert Côté a dit…

C'est intéressant de voir comment les méthodes diffèrent d'une personne à l'autre :-)

Pour ma part je préfère avoir travaillé un plan avant mais en cours de rédaction je m'en éloigne souvent -- mes textes finaux sont toujours éloignés du plan originel. Mais j'aime mieux avoir un plan, un synopsis avant, parce que quand je me lance comme ça dans le premier jet, mon cerveau risque de s'engager dans les sentiers battus -- on pourrait en sortir à la réécriture mais j'aime moins cela. J'aime mieux avoir poussé ma réflexion le plus possible dans ses derniers retranchements avant. Ce qui n'empêche pas une certaine spontanéité lors de l'écriture... Comme ce personnage de cyborg-mercenaire-tueur à gages que je viens d'insérer dans mon histoire alors qu'il n'était prévu nulle part. J'ai dû réesquisser sur une feuille la suite des événements, mais je ne regrette pas, parce qu'avec ce méchant je vais avoir une finale SUBLIME, hé hé... ;-) Mais je vais devoir retravailler son apparence à la réécriture.

S@hée a dit…

Je fais un plan très schématique.

C'est vrai que c'est formidable de voir comment chacun travaille et de partager nos expériences. C'est une des choses que j'aime le plus d'Internet: ce rapprochement qu'il permet entre les créateurs.