mercredi 14 mai 2008

Petite gâterie: Les aventures du Baron de Münchausen

Petite gâterie : je viens de me procurer la réédition "20ème anniversaire" des Aventures du Baron de Münchausen, de Terry Gilliam (1988). On en trouvait au Québec une version DVD comprenant pistes et sous-titres dans toutes sortes de langues (même le Coréen) excepté le Français. L'édition spéciale, assez abordable (17 à 18$), répare cette incongruité en offrant une piste en Français, ainsi que de nombreux suppléments alléchants, que je n'ai pas encore visionnés.
J'ai toujours eu un faible pour ce film dont on découvre à chaque écoute de nouveaux détails, de nouveaux sous-entendus réservés aux adultes -- après tout, on a affaire à du Monthy Python. Et quelque part, les Monthy Python figurent sûrement parmi les rares à pouvoir rendre toute la folie et l'exubérance qu'on découvre dans les aventures originales du Baron. Même si l'intrigue est une variation originale et reprend plusieurs éléments de ces aventures, le souci du détail de Terry Gilliam, le fait qu'il s'inspire des gravures de Gustave Doré (lequel a donné au Baron le visage qu'on lui connaît dans les films et les livres, comme on peut le voir ci-dessous), la folie des décors et l'excellente musique de Michael Kamen en font, selon moi, un petit chef d'oeuvre. Mais surtout, une illustration rafraîchissante du pouvoir de l'imagination sur la réalité.


Curiosité: j'ai toujours su que le Baron de Münchausen était un authentique officier allemand (Karl Friedrich Hyeronymus Von Münchausen, 1720-1797) qui enjolivait ses récits de guerres en y glissant toutes sortes d'aventures impossibles (Conséquence d'un syndrome de stress post-traumatique? Je me suis toujours posé la question.) et qui est devenu le personnage légendaire qu'on connaît sous la plume de deux écrivains allemands. J'ai cherché sur le web à quoi pouvait ressembler le vrai Münchausen et sur Wikipedia, on montre le tableau ci-dessous. Ce portrait représenterait Münchausen à 32 ans.

Un personnage qui, dans la réalité, n'a pas le physique de bonimenteur prêté par Gustave Doré. Je me demande bien ce qui pouvait le pousser à exagérer ses aventures à ce point... Mais peu importe, ces aventures constituent un vent frais à cause de leur démesure.

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