mercredi 17 décembre 2008

J'ai touché le Titanic !!!


Petite promenade sur le Titanic aujourd'hui. Pas l’épave certes. Plus jeune je me disais que j’aimerais bien, si la chose était possible, tenter une plongée jusqu’à l’épave du vénérable paquebot, mais s’entasser à plusieurs dans un petit sous-marin exigu, en ayant conscience qu’une pression d’une tonne par cm2 s’exerce à l’intérieur… hum. Faute de sous-marin ou de machine à explorer le temps, je me suis donc rendu à l’exposition sur le Titanic qu’on peut admirer au centre Eaton de Montréal. L’exposition, à ce qu’on m’a dit, se tiendrait jusqu’au 1er février 2009, mais pourrait être prolongé selon l’achalandage — c’est ce qu’on m’a dit sur place parce que cette info, qu’on pourrait s’attendre à trouver bien en évidence sur les publicités, ne figure nulle part. Le prix d’entrée peut paraître élevé (18 $ pour les adultes les jours de semaine, 14 $ pour les étudiants, mais respectivement 22 $ et 14 $ la fin de semaine). Mais croyez-moi, avec tout ce qu’on voit, le prix en vaut largement la peine… Et ceux qui ont depuis toujours été fascinés par l’histoire incroyablement vraie de ce paquebot feront un voyage des plus extraordinaires en se trouvant si près du navire qui a hanté leur imagination, et celle du monde…

D’emblée, ce ne sont pas de petits objets qui nous accueillent, mais bien les sifflets originaux du Titanic, ceux qui étaient fixés aux cheminées, d’énormes pièces de métal qui vous écrabouilleraient si elles dégringolaient sur vous. Et à côté un énorme hublot, expulsé probablement lorsque le navire s’est cassé en deux — dans le film de James Cameron, on voit ce genre de détail très bien. S’ensuit une succession d’artefacts plus intimes — vaisselle, objets personnels qu’on peut rattacher à des personnes précises — et de pièces appartenant au navire lui-même (lustres dorés, fragments de la salle de commande…). Le tout s’effectue par des passages dans des reconstitutions des couloirs du paquebot, vous donnant l’illusion momentanée de vous retrouver vraiment à bord — l’impression que cela cause est des plus étranges — ainsi que des répliques de cabines. Plusieurs objets sont fascinants, focaliser sur quelques uns implique une grave injustice pour la fascination que peuvent soulever les autres, mais j’ai été particulièrement frappé par une bouteille de champagne à moitié pleine (de son contenu d’origine à ce qu’il semble), ainsi que la trousse d’un parfumeur qui, à l’époque, allait présenter ses dernières créations aux magasins de New York. Ses fioles de parfums sont encore pleines et l’on peut même en sentir l’odeur (reconstitué, j’imagine, mais quand même…).

Et le paroxysme : un fragment de la coque qu’on peut toucher. J’ai dû rester trois bonnes minutes les doigts collés sur cet acier froid qui a passé près de 80 ans au fond de l’eau. Quand même, avoir tant lu de livres sur le Titanic et pouvoir toucher à un de ses fragments… c’est indescriptible.

Petit passage à la boutique en sortant. Je ne suis pas fan des boutiques d’exposition, mais pour le Titanic quelques gaffes s’imposaient. À commencer par un fragment de charbon issu de l’épave… Cela faisait des années que j’avais lu que les seuls artefacts de l’épave autorisés à la vente étaient les fragments de charbon, mais je n’en avais jamais vu en vente. On peut s’en procurer à la boutique de cette exposition, ce que je n’ai pu m’empêcher de faire, comme on peut le voir ci-dessous.

Cette photo de ma table montre le fragment en question avec son certificat d’authenticité, le tout posé sur une autre de mes gaffes : un exemplaire du livre « Polar the titanic bear », un livre pour enfant écrite par Daisy Spedden, une rescapée, où le naufrage du Titanic est raconté par l’ours en peluche de Douglas Spedden, le célèbre « garçon à la toupie » qu’on voit sur les photos du navire, et qu’on peut voir dans le film de Cameron (ci-dessous, la photo originale). Cela faisait des années que j’avais entendu parler de ce livre et je trouvais amusante la coïncidence (quoique pas inexplicable): autrefois, j’avais un ours qui s’appelait « Polaire ».

Donc, exposition au centre Eaton de Montréal, jusqu’au 1er février 2009 assuré. Ça vaut la peine de se déplacer pour la voir !

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