jeudi 1 janvier 2009

Bye bye 2008… et adieu le Bye bye!

D’abord la veillée du jour de l’an, passée en famille devant la TV. On nous proposait un programme assez dense, de 18h30 à 00h30 à Radio-Canada. Le spécial de « Et Dieu créa Laflaque », qui parodiait la télésérie « Perdus », n’a pas soulevé une seule seconde mon intérêt… pas plus que l’émission hebdomadaire le reste de l’année, d’ailleurs. Si au début je suivais attentivement cette émission, j’ai décroché depuis belle lurette, irrité par l’insistance à nous présenter continuellement des politiciens disparus du décor, comme les André Boisclairs, Paul Martin et Jacques Parizeau (quoique celui-ci refait surface de temps à autre…), les imitations inégales des voix (certaines sont réussies mais d’autres vraiment pas, mais alors là vraiment pas du tout, à mon humble avis) et un humour que j’anticipe des jours d’avance, alors que je suis sûrement l’un des plus grands nuls pour écrire des textes humoristiques. On comprendra que je n’ai pas été intéressé par ce spécial de fin d’année, qui réunissait tout ces irritants, en plus de parodier une série (« Lost ») qui m’irritait tout autant (je sais, certains adorent « Lost » mais ce n’est vraiment pas ma tasse de thé). Sans pouvoir le confirmer, j’ai toujours eu l’impression que le problème de « Et Dieu créa Laflaque » résidait dans l’approche technique retenue pour cette émission : cela prend du temps à créer de nouveaux personnages numériques et on s’obstine à réemployer les personnages déjà prêts et gardés en banque même si leurs modèles originaux ont quitté la vie publique depuis un bout.

« Tout le monde en parle » m’a en revanche fait passer un excellent moment, où on oscillait constamment entre le sérieux, la réflexion, l’humour et la dérision. La composition du groupe, avec plusieurs humoristes à l’arrière-plan et la présence de Chantale Hébert (que j’adore!) permettait des interactions très intéressantes. Cela faisait du bien de voir les Marois, Charest, Duceppe et Layton dans une ambiance friendly, à faire le point et parler de leurs ressemblances plutôt que leurs différences. Cela leur redonnait, d’une certaine manière et selon moi, une crédibilité et une sympathie qu’ils avaient un perdu au cours de l’accumulation ad nauseam des dernières campagnes électorales. Une émission de fin d’année réussie qui faisait appel autant à notre côté sérieux que notre côté givré, un mélange qu’on a tendance à oublier… Ah, et j’ai adoré l’entrevue conjointe avec Gérald Tremblay et Régis Labeaume.

La revue de l’année de Jean-René Dufort m’a bien amusé aussi, avec quelques surprises, comme une Sarah Pallin très sympathique (Aaaarrrrrgggghhhh!!!), une entrevue émouvante avec Ingrid Bétancourt et une séance de tir de canon avec la biographie de Julie Couillard. Sans oublier l’introduction avec Justin Trudeau (que je n’apprécie pas, mais le sketch était très comique). Oh, sans oublier la séance du « moulin à images montréalais » avec un texte très… approprié.

Le bye bye 2008…

Seigneur.

J’ai pas aimé du tout.

D’abord, qu’est-ce que j’aime dans un bye bye comme celui de RBO, comme celui de l’époque de Dominique Michelle? Des sketchs et des maquillages où on parodie la dernière année. Mais de grâce, qu’on me laisse tranquille avec les numéros musicaux, les violoneux et les Bob la Cuillère! Si je veux de la musique du jour de l’an je vais me faire un party chez nous ou je vais regarder Musique Plus mais qu’on cesse de me vendre une « Pseudo-Fureur » travestie en Bye bye. Le karaoke, les numéros musicaux comme dans « La fureur », j’haïs ça et on en a pendant toute l’année, qu’on me laisse tranquille avec ça le 31 au soir! (Je ne dis pas que c’est mauvais, je sais que certains aiment ce genre de spectacle, mais ce n’est pas ça l’idée d’un « Bye bye » et sincèrement, c’est pas parce qu’il y a un party à la TV que ça va lever à la maison. De plus, je crois que si pas mal tout le monde aime la formule classique du Bye bye, c’est qu’une partie de la population qui aime la Fureur.)
Il y a quand même eu quelques moments intéressants, quelques bon sketchs. Mes rares regains d’intérêts ont cependant été vite tués par les numéros musicaux qui n’avaient guère leur place là et j’avoue que le style d’écriture de Mercier et Avard, scénaristes des Bougons embauchés pour ce Bye Bye, n’est vraiment pas ma tasse de thé. J’aime bien l’humour incisif, mais être politiquement incorrect et sacrer comme un charretier ne suffisent pas à me faire rire. Par comparaison, j’ai loué les Parlementeries pendant le congé des fêtes, que j’ai bien aimé. Serge Grenier, de l’ancien groupe des Cyniques, est venu y faire un sketch incisif, le plus mordant et le plus provocateur de toute l’émission selon moi, et pas une seule fois il n’a lâché de juron, n’a ri de ses blagues ou a pogné les nerfs. Sans avoir la grossièreté des Avard et Mercier, ni leur humour à la Bougons, Serge Grenier frappait la cible avec beaucoup plus d’efficacité. Pour ce spectateur-ci, ce Bye bye 2008 a manqué la cible d’aplomb.

1 commentaire:

Guillaume Voisine a dit…

Pas encore vu le spécial de Laflaque (émission que j'aime bien quand même, mais je ne le suis pas religieusement. J'étais cependant curieux de ce spécial et je l'ai enregistré pour quand je pourrai le voir), mais j'ai, malheureusement, entrevu quelques extraits du Bye Bye, et... oh boy. Ç'a semblait d'assez bas niveau.