dimanche 25 janvier 2009

Remue-méninges...

Bien occupé ces temps-ci : je donne un cours à l’Université de Montréal (sur les méthodes de recherche en bioéthique), on se replonge dans le Ph.D., j’envisage de faire de la muscu, des articles à travailler… Beaucoup d’ouvrage, qui laisse peu le temps d’écrire.

Mais sur ce plan, celui de l'écriture donc, le travaille avance néanmoins.

Parce que je ne suis pas du genre à m’asseoir devant l’ordi chaque jour en me disant « allez, on pond trois pages aujourd’hui ». Oh, quand je travaille une histoire c’est ce que j’essaie de faire, mais m’asseoir devant l’ordi, alors que je n’ai aucun projet en tête, en espérant qu’une histoire me vienne fonctionne mal avec moi. C’est même une méthode que je trouve dangereuse parce qu’improviser un texte comme ça, quitte à faire plusieurs faux départs, me semble être une bonne manière d’enligner l’histoire dans une ornière et de la faire tomber au maximum dans le cliché. Certes, on produit beaucoup de texte ainsi, mais la qualité et la solidité seront-elles au rendez-vous ? Pas sûr. Et de toute façon, quand je n’ai pas procédé à un remue-méninges, je ne trouve rien à écrire et je perds du temps. Pour moi, une histoire doit être écrite lorsqu’elle est prête à être écrite, lorsqu’un minimum de cogitations a été accompli.

Tout ça pour dire que ces temps-ci je n’écris pas beaucoup, manque de temps aussi, mais je prends le temps de cogiter et j’ai des projets qui se développent. Je me souviens d’un Boréal il y a deux ans où Alain Bergeron disait qu’il avait autant de plaisir à planifier une histoire qu’à l’écrire. J’avoue qu’aujourd’hui c’est une approche qui me ressemble beaucoup : j’adore cogiter sur mes histoires, retourner les intrigues, les démolir, les peaufiner et les tester sur mes carnets et des feuilles volantes. Il me semble qu’ainsi je peux voir tout de suite si une histoire est boiteuse et clichée et quand elle est prête à écrire, je sais où aller, je ne perds pas de temps et le texte risque d’être solide et de qualité.

Je viens de mettre un nouveau dossier dans mon classeur, une histoire (ou plusieurs petites histoires) dont j’ai eu l’idée il y a deux semaines environ. La prochaine histoire prête à écrire sera « Pacific 231 », quelque part en février. En attendant, je vais « remue-méninger » un autre projet qui ira dormir en temps et lieu pendant que je ressortirai le premier… Mon but c’est de me faire une banque d’idées que je vais pouvoir transformer en nouvelles au cours de cette années, quand la pression retombera un peu. Sans oublier que dans l'ombre il y a un certain roman... Tant que je n'ai pas d'idées élaborées je n'écris pas, alors si on veut écrire cette année...

En ce moment, je me demande bien quelle nouvelle idée je vais développer… Tremblez mortels, elle ne tardera pas :-p

2 commentaires:

David Hébert a dit…

Je suis entièrement d'accord avec toi lorsque tu affirmes qu'il vaut mieux bien songer à son histoire avant de commencer le processus d'écriture. Il est selon moi nécessaire (quel gros mot ! disons "mieux") d'avoir un plan à l'esprit, aussi simple soit-il. De toute façon, la liberté n'est pas complètement écartée, puisqu'il est possible d'écrire avec un niveau d'inspiration et de passion assez intense. Bref, je perçois le tout comme une ligne directrice raisonnée autour de laquelle des passions tournent aveuglément.

Au plaisir de lire tes prochains écrits ! :)

Philippe-Aubert Côté a dit…

Ça s'en vient, ça s'en vient... :-)

Et j'ai trouvé une nouvelle idée à cogiter... L'association de deux vieilles idées d'histoire séparées... Et bien entendu c'est au moment de fermer l'oeil, la nuit, que c'est arrivé... Ggrrrmmbll.

Et en effet, même en se faisant un plan on peut se garder des degrés de liberté... souvent j'esquisse très peu la fin parce que dans le feu de l'action la bonne fin se présente d'elle-même.