lundi 20 avril 2009

Croyez-le ou non...

…mais je n’ai pas trop dépensé au Salon International du Livre de Québec! Si si!

Pour la deuxième année consécutive je me suis payé une escapade à ce salon, non pas parce que j'étais en dédicace, comme la dernière fois, mais pour le plaisir et parce qu’un de mes grands amis, Sébastien Aubry, était finaliste au Prix Alibis 2009 — une cérémonie spéciale couronnait jeudi soir le lauréat et les deux finalistes. Bravo à toi, Sébastien, on a hâte de lire cette nouvelle!

De jeudi à samedi, cela a été une présence quasi continuelle sur les planchers du salon, surtout dans les environs du kiosque d’Alire. Pourquoi rester aussi longtemps alors qu’on n’est ni impliqué dans la gestion d’un kiosque ou dans les dédicaces? Parce qu’un salon du livre, surtout pour un milieu assez restreint comme celui de la SFFQ, c’est une occasion de voir des gens avec qui l’on aimerait passer plus de temps « en personne », à échanger, socialiser, à partager ses passions… Pour se lancer en écriture il faut être quelque peu fêlé, et cela fait du bien de se retrouver entre fêlés. ;-) Ainsi, ce fut l’occasion de voir ou revoir des auteurs et des éditeurs avec qui l’on a noué de bons liens dans le passé, ou faire de nouvelles rencontres… parfois en terminant la journée au bar, tard après le salon, à jouer les insupportables :-)

Côté rencontres… Discussions avec la gang d’Alire (Pascale Raud, Manon Ouellet, Nicola Cormier, Éric Gauthier, Jean Pettigrew, Francine Pelletier, Héloïse Côté, Élisabeth Vonarburg, François Lévesque…) celle des Six Brumes (Mathieu Fortin, Jonathan Reynolds — au fait Jonathan, je veux un chandail du même vert radioactif!), discussion sur mes projets d’écriture en cours ou futurs avec Lily Faure… Dédicaces nombreuses, beaucoup de nouveautés SFF étant parues chez Alire dans les derniers mois. Et l’une de mes rencontres les plus intéressantes reste celle de Benoît Godbout, l’amusant dessinateur-scénariste de l’Académie des chasseurs de primes, une BD 100 % québécoise dont je parle dans cet autre billet et qui mérite qu’on s’y attarde.

Et je n’ai pas trop dépensé. J’étais peut-être malade… mais en dépit de plusieurs tours, je n’ai pas eu de coup de cœur comme à Montréal. Les éditions Belin ne présentaient pas les ouvrages qui m’intéressaient et mes achats étaient prémédités ou commis depuis longtemps. Deux achats imprévus seulement : une encyclopédie ERPI sur les armes à travers le temps (ça sera très utile pour l’arrière-monde de mes histoires, notamment mon cycle des néomorphes) et Ils étaient sept hommes en guerre de Marc Ferro, à la fois pour ma culture personnelle et pour mon cycle. Il s’agit d’un bouquin racontant la Seconde Guerre Mondiale du point de vue des sept principaux chefs d’État impliqués dans le conflit (Hitler, Mussolini, Hirohito, Churchill, Roosevelt, Staline, de Gaulle); comme une part de mon cycle des néomorphes est (sera) apocalyptique-post-apocalyptique, j’ai accumulé livres et articles sur la guerre, les révolutions… Il va bien falloir que je digère tout ça…

Un salon amusant, satisfaisant, avec la sensation d’évoluer hors du temps pendant quelques jours, à côtoyer autant de gens qui ont cette étrange passion, cet étrange besoin que, je le constate parfois, certains comprennent mal : celui de créer.

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