dimanche 10 mai 2009

Astro tel que vous ne l'avez jamais vu...

Dans mon billet précédent, je disais que je m’étais mis à réécouter Astro en DVD. Les DVD que je louais étaient ceux de la version française on pouvait voir ici autrefois, avec les résumés des épisodes à venir et les jeux-concours de la fin. Comme je n’étais pas sûr qu’ici nous avions eu l’intégralité de la série, je me suis procuré les cinquante épisodes en version originale (anglais et japonais sous-titré en anglais). Et là, quelle surprise ! Comme le soupçonnaient Caro et Lily dans leurs commentaires de ce billet, la version française est très différente de la version anglaise d’origine. En fait, dans la version française, on a coupé plusieurs scènes pour insérer le jeu-concours et les résumés en début et fin d’émission. Par conséquent, les intrigues étaient réinventées — un crime horrible — lors de la postsynchronisation. Les histoires que j’ai découvertes dans la version originale sont parfois très éloignées de ce que j’ai vu jeune. Parfois, certaines scènes étaient même pour adolescents, voire pour adultes, et je soupçonne la censure d’avoir été à l’oeuvre. Ce que je pointais parfois comme des naïvetés scénaristiques n’étaient, souvent, que le fruit d’un remontage abusif des épisodes. Certes, il y a encore certaines naïvetés, mais elles sont moins pires.

Bref, si vous voulez revoir cette série en ayant l’impression de découvrir quelque chose de neuf ou pour découvrir telle qu’elle était dans l’esprit d’Osamu Tezuka, son créateur, choisissez la version originale (anglais ou japonais sous-titré en français).

Je crois que par curiosité je vais me taper le remake de la série qu’ils ont fait en 2003 avec une animation plus morderne.

2 commentaires:

Guillaume Voisine a dit…

J'étais tombé sur un épisode du remake, et je trouvais que ça faisait vraiment, mais vraiment trop bonbon-tout-le-monde-est-gentil. Mais enfin ;)

Jean-Louis Trudel a dit…

La série Battle of the Planets a également "bénéficié" d'une recréation entre le Japon et l'Amérique du Nord. D'ailleurs, je crois que ce n'était pas rare dans le cas des séries japonaises, au moins jusqu'à Sailor Moon, et peut-être même après... (J'ai un peu perdu le fil depuis quelques années.)