dimanche 29 novembre 2009

Une curiosité nommée Franklyn…


Certains connaissent mon intérêt pour les personnages bizarres et masqués (Hé! Qui a crié « fétichiste » dans le fond de la salle? Gnnnnn…), aussi cette pochette DVD m’a-t-elle, bien sûr, attiré lors de ma visite hebdomadaire à la Boîte Noire. Dans ce film, on y parle d’un détective masqué à la Rorschach (Ryan Philippe) évoluant dans un monde parallèle steampunk dont la destinée recoupe celle de trois individus vivant dans notre Londres contemporain : un jeune romantique qui se remet difficilement de sa dernière rupture (Sam Riley), une étudiante en art qui simule sans cesse son propre suicide (Eva Green) et un vieil homme qui erre à travers les bas fonds londoniens en quête de son fils disparu (Bernard Hill, que tous associent au roi Théoden, mais que je percevrai toujours comme le capitaine Smith, dans Titanic). Le film suit les quatre protagonistes, en apparence séparés. Mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, on remarque des points communs entre ces vies et ces mondes séparés… jusqu’à la convergence dans une finale qui changera à jamais la vie des quatre personnages principaux, pour le meilleur et pour le pire.

« Franklyn » est sorti en 2008 en Grande-Bretagne et semble ne débarquer que maintenant sur nos terres. Dommage parce que, franchement, j’ai cru voir en ce long-métrage un petit bijou qui pourrait souffrir d’une comparaison injustifiée avec Watchmen (à cause du personnage du détective masqué). Pour le reste, il s’agit d’une histoire différente, qui oscille entre un Londres familier et des cités tentaculaires appartenant à la tradition steampunk — revue et corrigée par un Terry Gilliam sur l’acide (nullement associé à ce projet, soit dit en passant). Il y a probablement beaucoup de mon goût personnel dans mon enthousiasme, mais j’ai vraiment été happé par l’atmosphère, l’ambiance musicale, le décor steampunk déjanté et les personnages tous aussi tourmentés les uns que les autres. La manière dont les histoires des deux univers se recoupent, avec un détail subtil qui fait verser l’histoire dans le fantastique, m’a paru extrêmement brillante : tout se fait progressivement, d’abord avec subtilité grâce à de petits indices glissés ici et là pour le spectateur attentif, puis avec de plus en plus d’évidence jusqu’à la révélation finale. Une révélation classique pour certains, mais qui teinte tout l’amont du film d’une dimension psychologique touchante et tourmentée, qui n’a pu que me plaire. Et qui, instantanément, vous fait réinterpréter toutes les scènes vues auparavant sans que vous ayez besoin d’appuyer sur « rewind ».

Le genre d’histoire que j’aurais aimé écrire, sincèrement :-)

Bon, ce n’est pas assuré que vous aimerez, si vous louez ce film, mais je crois qu’il s’agit d’une petite curiosité qui mérite d’être vue et qui, malheureusement, risque de sombrer dans l’oubli, faute d’avoir Robert Pattisson au générique (vous savez, le type qu’on voit partout sur les affiches et qui a un regard vide…)

Et en passant, j’ai vu que Jonathan Reynolds m’a décerné un prix doublé d’une tag. Je le remercie de son attention qui me touche, sincèrement :-) Seulement, je n’aime vraiment pas les tags, pas plus que livrer des secrets sur moi… alors désolé, mais ce ne sera pas aujourd’hui que vous apprendrez mes plus noirs secrets… :-) (Hé! Qui a crié le mot « fétichiste » au fond de la salle? Gnnn…)

5 commentaires:

Guillaume Voisine a dit…

Fétichiste!

Philippe-Aubert Côté a dit…

Et un autre dans le fond ose suggérer "sadomaso"...

S'il continue je vais lui montrer qu'il a raison...

:-)

Gen a dit…

Hé! Ça a l'air bien intéressant comme film :) Je le mets sur ma liste des trucs à louer!

Ex-joueuse de Shadowrun, j'adore le steam punk et (dit-elle en se faisant craquer les jointures), j'aime bien les personnages masqués moi aussi.

Quelqu'un a quelque chose à dire?

Philippe-Aubert Côté a dit…

Euh... Sado-maso?

:-)

Mouah-ha-ha-ha-ha

Gen a dit…

Y'en a qui aiment vivre dangereusement :p