mardi 18 mai 2010

Boréalités 2010...

Beaucoup de gens sur la blogosphère (suivez mon regard…) ont abondamment commenté le dernier Congrès Boréal qui, en cette année 2010, s’est tenu dans la capitale nationale — enfin, pas à Québec directement mais plutôt dans le secteur Sainte-Foy, non loin de mon alma mater. J’étais content de revenir en marge de l'université où j’ai rôdé pendant deux ans sans avoir à dormir dans les résidences — j’ai cru comprendre que plusieurs congressistes ont goûté aux aléas de celles-ci; leurs récriminations m’ont rappelé de doux souvenirs… :-)

En dépit d’un environnement plutôt terne (le cégep de Sainte-Foy, quoique pratique, m’a semblé peu convivial et surtout situé dans un endroit avec peu d’opportunités côté restaurants et bars) je dois saluer le travail extraordinaire accompli par l’équipe de Québec qui a organisé l’événement. Cette organisation a été ponctuée d’incidents et de catastrophes relevant d’une volonté divine et machiavélique extérieure aux organisateurs, mais ceux-ci ont, je crois, relevé les défis avec brio. Ils méritent toutes mes félicitations.

Dans l’ensemble, je n’ai assisté qu’à très peu de panels (chaises de bois du cégep… bobo le dos!) : celui sur Alire (très intéressant d’un point de vue pédagogique pour les apprentis-écrivains), le panel sur la SFF au petit écran (qui, pour mon malheur, a trop parlé de séries télévisées à mon goût — mais vous connaissez mon inintérêt LÉGENDAIRE pour les séries télévisées… :-p Pour moi, parler pendant une minute de Lost, ça me semble aussi long qu’une heure… Mouhahahahaha!!!) Le panel sur les zombies a été amusant à animer, et je m’estime privilégié d’avoir pu passer une heure en compagnie de gens intéressants comme Éric Gauthier, Ariane Gélinas, Valérie Bédard et Jonathan Reynolds. Quoique je leur en veut de m’avoir fait allumer que les schtroumpfs noirs, premier album des schtroumpfs que j’ai lu et relu dans mon enfance, raconte en fait une histoire de zombies… :-)

Un de mes événements préférés a été la séance de bandes annonces, où j’ai noté trois films intéressants (i.e. que je suis prêt à aller voir au cinéma) : le très curieux Inception avec Leonardo DiCaprio, Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (mais j’étais déjà vendu…) et Avatar -- The Last Airbender (j'étais déjà vendu aussi — j’ai dévoré cette série de dessins animés en DVD l’automne dernier… Eh oui, c’est l’une des rares séries que j’ai adoré avec True Blood).

Peu de panels, donc, mais je repars avec la vraie richesse de ces congrès qui nous changent de la virtualité coutumière au milieu SFFQ : les rencontres humaines aléatoires et les nombreux échanges avec des gens intéressants, avec qui on peut partager passions et humour. Je ne nomme pas tous les gens rencontrés, on aura qu’à croiser les listes publiées sur les autres blogues, mais on ne s’étonnera pas que j’ai trimbalé une extinction de voix menaçante tout au long du congrès — le samedi soir, après le match d’improvisation, certains se rappelleront que ma voix a connu des absences ponctuelles :-) Je ne mentionne que les rencontres exceptionnelles avec les deux invités d’honneur, Ted Chiang d’une gentillesse et d’une tranquillité fascinante, et Sylvie Lainé avec qui, au terme d’un dimanche où la fatigue générale se faisait sentir, il a été possible de discuter pendant trois minutes à la manière des fonctionnaires de la Maison qui rend fou (voir Les 12 travaux d’Astérix) et de se comprendre (me demandez pas de vous citer un passage de la conversation, je me demande encore comment on a fait…).

À l’année prochaine pour d’autres boéralités, dans la métropole!

(En passant, quelqu’un dans la salle en voyant le preview de The last Airbender a protesté qu’il s’agissait encore d’un film racontant une histoire asiatique avec des acteurs non-asiatique. Je m’empresse de corriger cette personne : ce film-là ne met pas en scène un monde asiatique; c’est plutôt de l’Asian Fantasy -- terme que j'ai vu dans un livre sur les univers de BD et que je crois justifié -- en ce sens qu’on nous propose une histoire fantasy qui puise son esthétique dans des références orientales plutôt que moyenâgeuses-occidentales, par exemple. Si son esthétique évoque le Japon et la Chine médiévale, l’univers de The last airbender côtoie aussi certaines machines à vapeurs très occidentales et des concepts propres à la philosophie grecque. L’emploi d’acteurs occidentaux est donc parfaitement justifiable, à mes yeux.)

3 commentaires:

Gen a dit…

Pour The Last Airbender, les asiatiques étant les premiers à mettre en scène des personnages animés aux traits occidentaux, l'emploi de comédiens non asiatiques ne me semble pas trop grave. En fait, je dirais même que ça participe à l'esthétique recherchée.

Lily a dit…

Comment ça peu de restaurants ? ;P

Quatre à la pyramide et deux autres vers la pyramide inversée, et de la pizza, resto italien.. un peu plus loin.
Subway et même un sushi..
ARF

Sinon contente de voir que tu as apprécié ton congrès :)
Note qu'on s'est encore trop croisés à mon goût ! Le monde file tellement vite pour aller manger que c'est difficile de s'accrocher à un groupe.

Philippe-Aubert Côté a dit…

Je pense surtout aux bars qui ouvraient très tard, finalement -- et après trois ou quatre séances à se retrouver chez Victor... euh...

(Viande rouge... Viande rouge...)

:-p

Sinon en effet, on se tous trop "juste croisés" mais au moins on a tous eu du fun, c'est l'essentiel!