vendredi 17 septembre 2010

Un thé chez le Capitaine Bligh...


Quelques proches et amis proches qui ont déjà embarqué sur un navire avec moi ont pu constater ma fascination pour les paquebots et autres voiliers… Je ne suis pas le plus grand connaisseur dans le domaine, et depuis le temps j’ai dû oublier les trois quarts de tout ce que j’ai pu lire sur le domaine maritime, mais si pour certains gars (beaucoup) ce sont les chars, moi ce sont les trucs flottants qui, d’une certaine manière, étaient les ancêtres des vaisseaux spatiaux :-) Quand je monte sur un navire, même un traversier, pas question de rester enfermé à l’intérieur : je reste toujours sur le pont à fouiner partout et à courir dans tous les sens pour suivre les manœuvres. Si j’ai la chance de visiter un paquebot un jour, ils ont intérêt à me laisser voir les machines, la timonerie, les coursives d’équipage — mais le côté « hôtel flottant »? Non merci…

(Ceci dit, prenez garde si vous montez avec moi à bord d’un paquebot : petit, j’ai tellement dessiné le Titanic en train de couler… et j'ai déjà naufragé un pédaleau, alors...)

Alors donc, ma visite touristique du jour n’étonnera personne : je suis allé visiter le Bounty qui fait escale à Montréal pendant cette fin de semaine. En fait, il y a un festival où l’on accueille cinq magnifiques voiliers, mais bon, je dois admettre que je voulais surtout voir le Bounty.

Pourquoi? Parce que c’est d’abord la réplique d’un navire au cœur d’une histoire fascinante, celle d’une mutinerie aujourd’hui mythique survenue en 1789. Le genre d’histoire maritime vraie mais tellement extraordinaire qu’on se dit « ça n’a pas pu arriver, c’est arrangé avec le gars des vue ». L’aventure du Titanic possède aussi le même aura de légende, mais celle du Bounty laisse quand même songeur : la mutinerie, le capitaine Bligh abandonné dans une chaloupe et qui parcourt près de 8000 km avec ses hommes, un exploit qu’on a échoué à reproduire… Et le destin mystérieux des mutins, réfugiés sur l’île de Pitcairn après avoir brûlé leur navire. L’île de Pitcairn, où le chef des mutins, Fletcher Christian, aurait tenté de fonder une société juste qui est vite devenu un enfer, selon certains…

Ensuite, parce c’est la réplique ayant servi au tournage du troisième des quatre films consacrés à cette histoire, soit l’adaptation de 1962 mettant en scène Marlon Brandon, Trevor Howard et Richard Harris. Si ce n’est pas l’adaptation la plus historiquement exacte (celle avec Anthony Hopkins et Mel Gibson est plus réaliste), elle reste fascinante, servie par une interprétation de qualité — et une finale qui vous reste en mémoire longtemps.

Accessoirement, cette réplique du Bounty est aussi visible dans « Pirates des Caraïbes »…

J’y suis donc allé, j’ai pris une centaine de photos, tournée quatre ou cinq vidéos et j’ai touché à tout ce que je pouvais toucher :-) (J’ai noté au passage que les cordages sont en fait doux au contact; ce n’est pas de la corde sèche et rude, mais comme velue, une conséquence de l’action de l’eau de mer ou bien caractéristique de fabrication? À vérifier…)

Et non, je n’ai pas pris le thé à bord, et n’ai pas plus rencontré le capitaine Bligh, ni n’ai assisté à une séance de flagellation, mais quand même, c’était comme, pendant un moment, partager un peu de l’existence de ces gens du 18ème siècle coincés pour faire le tour du monde sur un navire aussi minuscule. Même s’il est plutôt relativement grand quand on se tient à côté, le Bounty est plutôt relativement… minuscule face à l’océan! Je parviens mal à imaginer ce navire franchir le Cap Horn (entreprise qu’il a, historiquement, échoué d’ailleurs…).

Quelques photos pour conclure…

Poupe

Moi (avec le crâne à casquette sur le tee-shirt) tenant la roue de gouvernail

Encore moi et le crâne sur le pont

Mess dans la poupe

Vue en contre-plongée du grand mât (j'aurais bien aimé y monter...)

2 commentaires:

Gen a dit…

Un de ces quatre, si tu as la chance, va faire un tour à Boston. Là il y a le USS Constitution, le plus vieux voilier encore opérationnel. À vue de nez, il a à peu près le même âge que le Bounty, mais lui c'est l'original! Assez impressionnant merci, surtout les cales!!!

Philippe-Aubert Côté a dit…

Pour sûr que si je vais à Boston je vais aller voir le Constitution :-)C'est une frégate magnifique -- quelle mature et ces couleurs...

Un autre que j'aimerais voir, si j'ai la chance d'aller visiter l'Angleterre (ce qui va arriver un jour...), c'est le HMS Victory, le navire de Lord Nelson pendant la bataille de Trafalgar. J'en ai une maquette quelque part. Quel mastodonte (relativement parlant...)