vendredi 1 juin 2012

Petit visite dans l'univers de l'Oncle George...

Je l’ai déjà dit ailleurs, je ne suis pas un grand fan de Star Wars — mon préféré, c’est Indiana Jones, mais je mentirais en disant que je n’ai jamais tripé sur Star Wars étant enfant. La trilogie de l’Oncle George a marqué un tournant dans l’histoire du cinéma — sans oublier la culture populaire, seul un fou ou un ignorant soutiendrait l’inverse. Alors je suis allé voir l’exposition Star Wars Identités au Centre des Sciences de Montréal.

Et j’ai tripé! J’y suis allé deux fois : une première fois avant le Congrès Boréal et une seconde fois samedi dernier, puisque je voulais prendre quelques photos.

Je dois admettre que par rapport à l’exposition sur Indiana Jones, Star Wars Identité m’a semblé mieux présentée — et, au moins, on peut prendre des photos! (Sans flash, ce qui explique le léger flou de certains de mes clichés, pris en mode « nocturne ».)

Il y a quelqu'un qui devait entrer là-dedans!
La philosophie du Centre des Sciences et d’associer le volet cinéma de ces expositions aux aspects scientifiques. Indiana Jones était présenté en parallèle avec une exposition sur l’histoire de l’archéologie; malheureusement, les sections sur l’archéologie étaient présentées dans des cubicules étroits annexés au parcours principal de l’exposition. C’était petit, je ne pouvais y rester plus de trente secondes sans avoir envie de sortir. De son côté, Star Wars Identité intègre mieux le volet scientifique au volet cinéma. Le sous-thème de l’exposition, « Identité », a pour but de nous informer sur les différents éléments qui façonnent l’individu et son psychisme (la génétique, la culture, l’éducation parentale, les incidents de vie, etc.) et pour ce faire, on nous propose un jeu intéressant : si on était un personnage de Star Wars, quel personnage serait-on?

Jolies peintures conceptuelles
Le jeu est simple : à travers l’exposition, il y a dix stations éducatives (l’une sur la génétique, l’autre la culture, etc.) où il est possible de se construire un avatar Star Wars au fur et à mesure de notre visite. À la première station, vous devez choisir votre race (j’ai choisi le Zabrak, la même espèce que Darth Maul), à la seconde station vos traits génétiques les plus intéressants, etc. Chaque choix est enregistré sur un bracelet qu’on nous donne en début de parcours. À la fin, vous pouvez visualiser votre personnage et obtenir sa biographie, construite selon les choix faits en cours de route. Je me suis laissé prendre au jeu comme un petit fou :-) Plus sérieusement, en tant que biologiste, j’ai trouvé que c’était une bonne approche pour apprendre les rudiments de l’identité aux plus jeunes. Par exemple, à mon âge, on a compris que notre culture influence notre identité, c’est devenu une évidence. Pour un enfant toutefois, la chose ne va pas de soi. Si, pour lui expliquer, au lieu de prendre des humains on prend des extra-terrestres issus de mondes différents, les choses paraissent plus claires. L’enfant va facilement comprendre que les Wookies et les Zabraks ne partagent pas la même culture et la même vision du monde, et de là faire une extension aux humains. Donc côté pédagogique, c’est bien fait.

C'est vrai que dans un salon de super-vilain, ça fait une jolie décoration...

Et bien sûr, voir les artefacts et les croquis originaux qui ont servi à l’élaboration des six films de la série est extrêmement fascinant. Devant R2D2, j’ai eu pitié de l’acteur qui devait s’enfermer à l’intérieur — idem pour C3PO. La marionnette originelle de Yoda m’a bien impressionné (dire que Frank Oz en personne l’a manipulée). Ça fait drôle de voir le Faucon Millenium en vrai (plus petit qu’au grand écran) ou Han Solo congelé dans la carbonite. Les croiseurs impériaux ont des lampes halogènes comme réacteurs (je me suis rappelé comment ce genre de lampes était à la mode à une époque). Chewbacca est impressionnant en vrai, tout comme l’Empereur avec sa canne.

Croiseurs propulsés par des lampes hallogènes (Ah! La technologie du futur...)

Sur les esquisses originales, Yoda ressemble beaucoup à Gollum. La version finale inspire beaucoup plus le respect...
Mais le clou de l’exposition (pour moi) c’est la dernière pièce : le costume original de Darth Vader. Et là, je dois avouer que ça fait un choc. On connaît bien le personnage, mais quand on voit le costume en vrai, on réalise à quel point il est *grand*. Et effrayant! Sincèrement, voir arriver ce bonhomme dans votre direction n’a vraiment rien de rassurant! Là, j’ai vraiment compris à quel point Vader peut faire peur!

Près de deux mètres de haut et même un peu plus...

Bref, une exposition que j’ai trouvée bien amusante, bien faite côté scientifique — honnêtement, je fronçais les sourcils devant l’inclusion du thème de l’identité, mais finalement, c’est bien intégré. La visite fera sûrement vibrer les cinéphiles, mais aussi ceux qui s’intéressent à la création derrière les œuvres de science-fiction, qu’elles soient cinématographiques, écrites ou sous forme de bande dessinées. Je crois que ce qui m’a le plus interpellé dans l’ensemble, en fin de compte, ce sont les esquisses gribouillées (parfois des roughs vraiment… rough!) et les peintures qui ont servi de base aux personnages et aux planètes qu’on connaît bien. Même pour un écrivain, c’est très instructif.

1 commentaire:

Isabelle Lauzon a dit…

Coooooooooolll! C'est sûr que cette visite est sur notre liste de choses à faire sans faute cet été. Là, tu me donnes encore plus le goût! Wow, merci pour les photos, c'est génial! :D