lundi 8 avril 2013

Pour accéder aux rêves, un soupçon de Paprika...

Paprika du regretté Satoshi Kon, adapté d’un roman de Yasutaka Tsutsui, est l’un de mes films d'animation préférés : excentrique, original, avec une bonne intrigue de science-fiction… Peut-être un peu de prêchi-prêcha à quelques endroits et une complexité qui demande plus d’une écoute, mais rien de bien méchant. Paprika pousse dans une direction déjantée la prémisse du Brainstorm (1983) de Douglas Turnbull : des scientifiques parviennent à visualiser et enregistrer les rêves d’autrui au moyen d’appareils oniriques (dans Brainstorm, il s'agissait d'enregistrer les expériences cognitives des sujets). Plus encore, les mêmes scientifiques réussissent à s’immiscer dans les rêves des gens endormis, le tout dans une perspective psychothérapeutique. Seulement, un terroriste s’empare des appareils oniriques et implante d’étranges visions chez ses victimes alors qu'elles sont éveillées — mettant celles-ci, mais aussi toute la société, en grave danger. L’enquête pour démasquer le coupable, à la fois dans la réalité et dans le monde des rêves, se révéle des plus mouvementés!
Eh bien voilà qu’une équipe japonaise vient de faire les premiers pas dans une voie de recherche semblable, le tout dans une perspective thérapeutique… Mais déjà les questions éthiques se posent. En tout cas, voilà un bel exemple comme quoi les spécimens les plus excentriques de la science-fiction (et, dans le cas de Paprika, une SF à la fois de roman et d’anime), peuvent anticiper des développement technologiques bien réels!
L’article est ici.

2 commentaires:

Carl a dit…

Paprika est aussi un anime que j'aime beaucoup. Je suis content de voir qu'encore une fois la SF trace le chemin aux sciences.

Je vais suivre attentivement ce dossier, ma foi.

Philippe-Aubert Côté a dit…

Ça promet en effet de conduire à des développements fort intéressants :-)